pastellfarbengrün

Die Sonne im Zenit hält das Gleichgewicht des Tages.

Der Himmel ist dem Meer ergeben.

Übrigens,

die Schwäne und Möwen legen sich

im schattigen Gewölbe aus Schilf und Laubwerk schlafen.

Die Nacht bricht herein

indigofarben

und enthüllt auf der Erde die Sünde.

Sinnlich auf den silbernen Laken

sind wir Sklaven einer süßen Liebe.

Am Himmel die Glühwürmchen

gebären Sternchen.

Es ist die feierliche Stunde.

Die Zeit hält den Atem an.

Die Seelen singen ihren süßesten Hymnus.

Und wir flüstern uns alle Liebe

die wir in uns haben durch Herz und Sinne,

durch Fleisch und Blut und Knochen.

Wir entdecken uns neu

Rätsel für Rätsel unserer Haut und Sinne

mit den Händen streifen wir durch alle Landschaften.

Im Schatten eines verlorenen Liedes

schenken wir uns die Liebe

entfachen wir ein Feuer und brennen uns nieder.

Wecke mich mit einem Kuss aus der Asche

küsse mich morgenrot

und belebe mich mit deiner Liebe.

Halte mich fest umarmt

und küsse mich micht einem Gedanken

für eine noch ungeschriebene Liebesgeschichte

mit hauchzartgrüner Tinte – pastellfarbengrün wie neues Leben.

Psaume – Vagabondage poétique et philosophique

Ta solitude cachée m’a toujours fait souffrir
Seigneur, mais que pouvais-je faire ?
Enfant, je jouais avec toi,
je te démontais par l’imagination comme on bricole un jouet.
Plus tard ma sauvagerie l’emporta,
mes chants périrent
et sans t’avoir jamais senti proche
je t’ai perdu pour toujours
dans la terre et le feu, sur les eaux et dans les airs.

De l’aube au crépuscule
je ne suis que fange et blessure.
Toi tu t’es refermé dans ton ciel comme dans un cercueil.
Oh, si tu n’étais plus apparenté à la mort
qu’à la vie
tu me parlerais. Où que tu sois,
au fond de la terre ou dans les contes, tu me parlerais.

Seigneur, montre ta face dans les épines d’ici-bas
afin que je comprenne ce que tu attends de moi.
Me faut-il saisir au vol la lance envenimée
jetée d’en bas par ceux qui cherchent à te blesser sous l’aile ?
Ou ne réclames-tu rien ?
Tu es l’immuable, l’identité muette
(arrondi en soi a est a),
tu ne demandes rien, pas même une prière.

Vois, les étoiles font leur entrée dans l’univers
en même temps que mes interrogatives tristesses.
La nuit est sans fenêtres sur le monde.
Seigneur, désormais que vais-je devenir ?
Laisse-moi me défaire en toi, me dépouiller de mon corps
comme d’un vêtement abandonné en route.