chaque lettre

J’écris chaque lettre comme si c’était la dernière,
Et toujours, je vous imagine la lire.
J’écris comme je pense,
Pour toi qui regarde, pour toi qui attend,
Mais toujours, j’écris en espérant vous voir souriante.

Je passe parfois de longues heures,
Méditant mes paroles, attardant mes pensés,
Mais c’est toujours l’âme pleine d’espoir
Que je m’efforce de couvrir ce papier.

Qu’un jour d’ailleurs vous lirez je l’espère,
Avec la même ardeur, et la même force,
Que j’ai su mettre entre ces mots
Là quand parfois, saignait mon cœur.

Ich will dir einfach nur sagen……

Ich will dir einfach nur sagen……so einfach kann ich es gar nicht, wie du siehst. Ich sage dir, dass mein Leben voll ist von dir. Mein Herz ist voll von dir. Meine Gedanken sind voll von dir. Und meine Haut ist voll von deinen Berührungen. Meine Sinne sind voll von dir. Sogar meine Augen sind voll von dir.

Ich sage dir einfach, und wieder kann ich es so einfach nicht sagen. Ich bewahre alles auf von dir. Alles. So einfach ist es: Alles. Denn du bist Alles. Auch wenn wir uns manchmal streiten, bist du Alles. So einfach ist es.

©Émilia

il n’y aura jamais de mots

Je crains qu’il n’y aura jamais de mots assez forts sur cette terre, jamais de qualificatifs ou d’adjectifs suffisamment équivoques, pour décrire ce que je ressens lorsque mes doigts rencontrent ta peau. Moi, qui pourtant ait lu des centaines de livres, je suis à cours de mots lorsqu’il s’agit d’évoquer ce moment, le moment exact où le bout de mes doigts entre en contact avec la surface chaude et lisse de ton corps. C’est comme si tout s’éclairait autour de nous, tu vois? C’est comme si des milliers de petites décharges me parcouraient l’échine, comme si la terre ne tournait plus, comme si le temps s’était arrêté. Enfait, c’est bien plus que cela. Alors, à défaut d’en parler, je ferme les yeux : et comme par magie, te voilà debout devant moi, si proche que je pourrais presque te toucher, si seulement tu étais là.

Je t’aime et il n’y a rien qui puisse changer cela

Je t’aime et il n’y a rien qui puisse changer cela. Ni la raison, ni le temps ne pourront m’empêcher de t’aimer. Je peux pas l’expliquer, je le sens juste la, tout au fond de moi, comme une mélodie tapie depuis toujours. Je t’aime. C’est tout. Et c’est aussi simple que ça.

Et il y a des instants comme ça, où je suis traversée par le désir, le besoin, presque viscéral, de t’écrire des lettres d’amour. Il faut que j’extériorise, absolument, ces sentiments que je ne peux pas exprimer de vive voix.

pastellfarbengrün

Die Sonne im Zenit hält das Gleichgewicht des Tages.

Der Himmel ist dem Meer ergeben.

Übrigens,

die Schwäne und Möwen legen sich

im schattigen Gewölbe aus Schilf und Laubwerk schlafen.

Die Nacht bricht herein

indigofarben

und enthüllt auf der Erde die Sünde.

Sinnlich auf den silbernen Laken

sind wir Sklaven einer süßen Liebe.

Am Himmel die Glühwürmchen

gebären Sternchen.

Es ist die feierliche Stunde.

Die Zeit hält den Atem an.

Die Seelen singen ihren süßesten Hymnus.

Und wir flüstern uns alle Liebe

die wir in uns haben durch Herz und Sinne,

durch Fleisch und Blut und Knochen.

Wir entdecken uns neu

Rätsel für Rätsel unserer Haut und Sinne

mit den Händen streifen wir durch alle Landschaften.

Im Schatten eines verlorenen Liedes

schenken wir uns die Liebe

entfachen wir ein Feuer und brennen uns nieder.

Wecke mich mit einem Kuss aus der Asche

küsse mich morgenrot

und belebe mich mit deiner Liebe.

Halte mich fest umarmt

und küsse mich micht einem Gedanken

für eine noch ungeschriebene Liebesgeschichte

mit hauchzartgrüner Tinte – pastellfarbengrün wie neues Leben.

Psaume – Vagabondage poétique et philosophique

Ta solitude cachée m’a toujours fait souffrir
Seigneur, mais que pouvais-je faire ?
Enfant, je jouais avec toi,
je te démontais par l’imagination comme on bricole un jouet.
Plus tard ma sauvagerie l’emporta,
mes chants périrent
et sans t’avoir jamais senti proche
je t’ai perdu pour toujours
dans la terre et le feu, sur les eaux et dans les airs.

De l’aube au crépuscule
je ne suis que fange et blessure.
Toi tu t’es refermé dans ton ciel comme dans un cercueil.
Oh, si tu n’étais plus apparenté à la mort
qu’à la vie
tu me parlerais. Où que tu sois,
au fond de la terre ou dans les contes, tu me parlerais.

Seigneur, montre ta face dans les épines d’ici-bas
afin que je comprenne ce que tu attends de moi.
Me faut-il saisir au vol la lance envenimée
jetée d’en bas par ceux qui cherchent à te blesser sous l’aile ?
Ou ne réclames-tu rien ?
Tu es l’immuable, l’identité muette
(arrondi en soi a est a),
tu ne demandes rien, pas même une prière.

Vois, les étoiles font leur entrée dans l’univers
en même temps que mes interrogatives tristesses.
La nuit est sans fenêtres sur le monde.
Seigneur, désormais que vais-je devenir ?
Laisse-moi me défaire en toi, me dépouiller de mon corps
comme d’un vêtement abandonné en route.

J’aime

J’aime ton odeur, ce parfum qui réveille
au matin de nos sueurs et que les corps amènent.
Quand la nuit fut trop courte, et que le temps nous prive
de cette belle tendresse qui nous est fugitive.

J’aime la douceur, le contact de ta peau,
mes doigts caressant tes cheveux,
évoquant à mes sens des senteurs d’abricot.
Quand petit j’ai goûté ces fruits-là près des miens.

J’aime à passer mes mains tout auprès de tes cuisses
en silence et sans bruit, just un son langoureux.
C’est ton souffle qui aspire, révélant au délice.
Le plaisir infini de ton corps amoureux.